Ma vie d'étudiante internationale à l'ISEN

mer. 21/03/2018

Arrivée de Dakar en septembre, Annick K. s'est brillamment intégrée.

  • Portraits
La future ingénieure sénégalaise a parcouru 5000km pour s'installer à Toulon et intégrer l'ISEN. Après un semestre, elle se sent comme un poisson dans l'eau.
Intéressée par l'énergétique avant d'étudier à l'ISEN, Annick s'est passionnée pour l'informatique et l'électronique et envisage de se spécialiser dans les Systèmes Embarqués. Intéressée par l'énergétique avant d'étudier à l'ISEN, Annick s'est passionnée pour l'informatique et l'électronique et envisage de se spécialiser dans les "Systèmes Embarqués".

Un étudiant étranger ne reste pas longtemps inconnu lorsqu'il débarque à l'ISEN. À son arrivée, le club international se charge de l’accueillir et de lui présenter son parrain. Puis c’est au tour de Grégory Delafosse, enseignant en électronique et responsable de la 3e année de faire la visite de l’école. Annick Kpekpede, arrivée de l'étranger en septembre revient sur ses six premiers mois à l’ISEN, sur le campus de Toulon. En première année de cycle ingénieur, elle nous explique les raisons qui ont motivé son choix d’intégrer cette école et pas une autre. Durant une heure d’entretien, le sourire ne quitte pas le visage d’Annick, visiblement ravie de son séjour toulonnais. 

Après une prépa MPSI/PSI effectuée au Cours Sainte-Marie de Hann, à Dakar, Annick décide de poursuivre ses études et d’intégrer une école d’ingénieurs en France, troisième pays d’Europe le plus attractif pour les étudiants internationaux, selon une enquête de Study.eu. Mais où partir : Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg... ? C’est finalement un vol Dakar-Toulon que la jeune sénégalaise empruntera pour poser ses valises dans l’hexagone. "J’ai connu l’ISEN car la prépa dans laquelle j’étais, est en partenariat avec la FESIC (ndlr : réseau d’établissements supérieurs regroupant 13 écoles d’ingénieurs) c’est-à-dire que l’on fait deux ans de prépa et ensuite on peut intégrer l'une des écoles du réseau", explique Annick.

Pendant une demi-journée, les élèves suivent des vidéoconférences des différents établissements partenaires souhaitant attirer de nouveaux étudiants internationaux. "J’ai choisi Toulon grâce au discours de Normand Beaudry (responsable des relations internationales et du recrutement à l’ISEN Méditerranée) qui m’a paru très intéressant. Quand il parlait, je me suis sentie tout de suite incluse même si je n’étais pas dans l’école" se souvient-elle avant d’admettre en riant que le climat a pesé dans la balance. "Vaut mieux commencer par le Sud quand on arrive du Sénégal !". Soutenue par sa famille, séduite par le projet pédagogique de l’école, Annick repère un domaine professionnel qui lui plaît particulièrement : Smart Energies et Domotique. Sa décision est prise, ce sera à Toulon qu’elle passera trois ans pour décrocher son diplôme d'ingénieur. 

"Je ne m'attendais pas à autant de bienveillance, je me suis adaptée très vite"

Après quelques contretemps pour obtenir son visa d'études, elle est parachutée à 5 000 km de chez elle avec forcément un peu d’appréhension. "La première impression était super même si c’était très intimidant d’être l’une des seules étrangères de la promotion. Mais en une semaine, je connaissais déjà la moitié de la classe et me suis adaptée très vite. Tout le monde a été très sympa", raconte Annick, rictus aux lèvres. Fraîchement débarquée, la néo-étudiante en ingénierie doit suivre les cours, apprivoiser ce nouvel environnement et tisser un réseau social. Il semblerait que toutes ces missions ne lui aient pas posé de problème d’autant qu’elle reconnaît avoir été "très surprise de l’accueil » sans s’attendre à « autant de bienveillance".

Avec ISEN Partage, association étudiante dans laquelle elle a choisi de s’impliquer, son réseau d’amis et de connaissances se développe très rapidement. L’aventure ISEN commence. Et les surprises se succèdent. De bonnes surprises notamment. "Ce qui m’a vraiment plu c’est la disponibilité des professeurs. Je craignais qu’avec une promo de presque 100 étudiants, ils n’aient pas de temps pour chacun. En fait ils sont très faciles d’accès". A l’ISEN, les bureaux des professeurs sont en face des salles de classe pour faciliter les échanges. 

"Les enseignants sont faciles d'accès et me font aimer ce que je fais"

Autre surprise et non des moindres : le changement de domaine professionnel. Alors que les Smart Energies et la Domotique avait motivé sa venue, elle se découvre une passion pour l’informatique et l’électronique. La surprise est telle que même ses parents s’interrogent et demandent à celle qui voulait faire de l’énergétique à tout prix si elle est sûre de ce choix. Annick leur répond : "Cela a été le coup de cœur". En effet, les circuits électroniques ne l’intéressaient pas particulièrement avant d’intégrer l’ISEN. "C’est comme si je redécouvrais la matière, avance-t-elle. Les profs me font aimer ce que je fais. Ils sont passionnés par ce qu’ils font donc on ne peut qu’être passionnés nous aussi".  Désormais, c’est le domaine professionel Systèmes numériques embarqués qu’elle prévoit d’intégrer en 4è année.

La GarageWeek qui se déroulait en décembre sur le campus de Toulon a forcément influencé Annick dans ce choix. Très prisé par les étudiants, l’évènement les met en situation de projet puisqu’ils doivent proposer un concept et réaliser un prototype en huit jours. Lorsque que l’événement est évoqué lors de l’entretien, son visage s’éclaire. "C’est la plus belle expérience que j’ai faite à l’ISEN car on est dans le concret. Cela nous permet de travailler en équipe, de faire preuve d’inventivité et de mettre en place ce que l’on avait imaginé. J’ai beaucoup appris en programmant pendant la GarageWeek alors que pendant les cours de code, on ne voit pas la finalité"

Quant à Toulon, même si elle regrette le manque d’animation de la ville elle y apprécie le calme, la proximité avec Marseille et le fait que l’on puisse sortir entre amis et rentrer tard en toute sécurité. Après une heure d’entretien, nous faisons un tour dans l’école et nous arrêtons dans la salle de travaux pratiques électronique. Un étudiant de 3è année y programme un Arduino* pour commander un robot par bluetooth.

Visiblement, ils ne se connaissent pas beaucoup alors qu’ils sont dans la même promo qui compte 93 personnes. "Tu veux que je t’explique ce que je fais ?", lui demande-t-il naturellement ? Annick répond positivement et s’intéresse sincèrement à ce travail qui entre dans le cadre d’ISEN Engineering, association de l’école. Déjà membre de l’association ISEN Partage, pour laquelle elle a participé au projet Wikeys, Annick se veut insatiable et se renseigne sur les missions de la structure. Manifestement, intéressée de programmer des prototypes de robot, elle ressort de la salle de TP, toujours avec le sourire peut-être bientôt une nouvelle mission…

Intégration réussie pour cette jeune étudiante sénégalaise de 21 ans !!!

*Une carte Arduino est une petite carte électronique équipée d'un micro-contrôleur. Le micro-contrôleur permet, à partir d'événements détectés par des capteurs, de programmer et commander des actionneurs.La carte Arduino est une interface programmable.

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